Matthew Sampson réalise son rêve à Calgary

19 June 2022Auteur : Mélina Massias

L’immense écrin de Spruce Meadows, à Calgary, a vu son premier Grand Prix 5* de la saison estivale tomber aux mains de Matthew Sampson. Le Britannique a conquis le trophée promis au vainqueur en compagnie de Fabrice DN, un KWPN qu’il ne monte que depuis quelques mois. Face à un plateau plutôt solide, la paire a dominé le redoutable Conor Swail, juché sur Count Me In, ainsi que la Canadienne Erynn Ballard, qui a mené sa délégation avec Gakhir.

“Il s’agit de ma première victoire dans un Grand Prix 5*. Que cela se produise à Spruce Meadows est un rêve qui se réalise. J’ai grandi en regardant les grands (Michael Whitaker, John Whitaker et Nick Skelton) concourir ici. C’est ce pour quoi j’ai travaillé”, a réagi Matthew Sampson, trente et un ans. Samedi 19 juin, le Britannique, qui compte déjà une ribambelle de victoires internationales, a remporté son deuxième succès au niveau 5* et son tout premier dans un Grand Prix de ce niveau. Face à une concurrence plutôt relevée, avec notamment la présence de l’équipe canadienne, de retour outre-Atlantique après une faste tournée européenne, mais aussi des efficaces Beezie Madden, Nayel Nassar, Jordan Coyle et autre Kent Farrington.

Matthew Sampson et Fabrice DN sur l'imposante piste de Calgary. © Sportfot

Pour signer la plus belle performance de sa carrière, le Britannique a pu compter sur l’aisance et la réactivité de son complice du jour : Fabrice DN. Ce mâle de douze ans, né aux Pays-Bas chez la famille Noordhuis, est issu du croisement entre Emilion et Termieque, une fille de Baloubet du Rouet. Ses débuts sur les pistes internationales ont eu lieu à Mijas, sous la selle de l’Irlandais Deane Rogan, en 2017. L’année suivante, l’Espagnole Carolina Aresu Garcia Obregon a pris le relais, jusqu’en Grand Prix 3*. Le bai est ensuite passé sous bannière mexicaine, aux côtés de Nicolas Pizzaro, qui l’a conduit jusqu’à 1,60m. Le couple a notamment signé un double clear round dans la Coupe des nations de Wellington, en 2020, et participé à quelques belles épreuves. Le KWPN a finalement rejoint son nouveau pilote en début d’année. Autant dire que l’entente entre ces deux-là, qui disputaient leur premier Grand Prix 5*, a été rapide.

Conor Swail et Count Me In. © Sportfot

Avec un barrage achevé en 38”93, le duo fraîchement formé n’a jamais été rattrapé. Les cinq autres paires qualifiées pour la finale au chronomètre se sont ainsi avouées vaincues, à commencer par le redoutable Conor Swail, actuel cinquième meilleur cavalier du monde. En selle sur le bien nommé Count Me In (Hann, Count Grannus x Sherlock Holmes), ancien complice de Beth Underhill, neuvième de cette même épreuve après avoir concédé trois points de temps sur la jeune et ô combien prometteuse Nikka vd Bisschop (BWP, Emerald van’t Ruytershof x Nabab de Rêve), l’Irlandais a passé les cellules d’arrivée en 39”14. Pas mal, mais pas suffisant pour l’agile bai de quinze ans, huitième de la dernière finale de la Coupe du monde Longines à Leipzig. Aux commandes de son fidèle Gakhir (KWPN, Spartacus x Indorado), qu’elle espère conduire jusqu’aux Jeux olympiques de Paris, la Canadienne Erynn Ballard n’a pas pris de risque démesuré et a assuré un nouveau sans-faute en 42”04, pour terminer troisième. Derrière, le Mexicain Eugenio Garza Perez, l’Américaine Beezie Madden et l’Australienne Katie Laurie ne sont pas parvenus à laisser toutes les barres sur leurs taquets. Sept, huit et neuvièmes, les amazones Canadiennes Amy Millar, Kara Chad - petite amie de l’heureux lauréat du jour - et Beth Underhill n’ont pu accéder au barrage en raison de points de temps dépassés, mais ont obtenu un bon classement.

Les résultats complets ici.

Erynn Ballard et Gakhir. © Sportfot

Photo à la Une : La joie de Matthew Simpson sur Fabrice DN. © Sportfot

AuteurMélina Massias