Wiepke van de Lageweg, l'homme pressé.

30 March 2016

VDL stud 2016
Wiepke van de Lageweg, 71 ans à toute vitesse. C'est difficile de garder le contact avec les animaux quand on est à la tête d'une aussi grosse entreprise et d'autant de personnel ? W. VDL : « Mes trois fils ont chacun leur rôle au sein de la société et chacun a sa place et son travail. Ce sont toujours des réunions familiales où nous prenons les décisions mais chacun a ses responsabilités. Ce matin, j'ai acheté des veaux et des poulains en faisant de nombreux kilomètres. A chaque fois que quelqu'un m'appelle pour me dire qu'ils ont un beau poulain, je vais voir et j'achète. En une journée, je peux faire 1500 kilomètres pour aller voir des chevaux ou acheter de la semence. Je pense que c'est cela qui me garde en forme. Cela reste une passion avant tout.» Zirocco Blue VDL x Brugal VDL Partir de Nimmerdor pour devenir une multinationale, cela s'est fait assez naturellement ? W. VDL : « Nimmerdor était un étalon fantastique mais il a fallu préparer la suite car en élevage, il faut faire des plans sur cinq ans en avance. J'ai d'abord beaucoup acheté au Holstein et au Hanovre mais aujourd'hui, nous achetons plutôt en Belgique et en France. Notre politique a toujours été d'acheter de jeunes chevaux et même souvent des poulains comme ce fut le cas pour Indoctro ou Cardento. » L'élevage a néanmoins évolué, est-ce plus dur de faire travailler des jeunes étalons à notre époque qu'à l'époque de Nimmerdor ? Douglas VDL x For Fashion W. VDL : « Je pense que c'est avant tout une question de confiance. Quand j'ai 100% confiance dans un étalon, je le garde et j'encourage les éleveurs à l'utiliser. Souvent l'histoire se passe comme je l'imagine mais lorsque ce n'est pas le cas, il faut pouvoir le reconnaître et sortir directement l'étalon du catalogue dès que l'on se rend compte qu'il ne correspond pas à nos attentes. Nous avons la chance d'avoir des clients qui ont confiance en nous et qui utilisent des étalons lorsqu'on leur dit qu'ils sont bons. C'est grâce à cela qu'un jeune étalon reçoit une véritable chance car si un étalon n'avait que 5 juments à saillir, ça ne suffirait pas. Il en faut 50 ! Si on pense qu'un étalon n'est pas bon pour soi, il ne faut pas le faire utiliser aux autres.

J'aime bien aller voir les poulains lors de la première année de production, cela donne une bonne idée de la suite et si la production n'est pas bien, il faut le sortir du catalogue d'autant que nous aidons les éleveurs à vendre leurs chevaux. Souvent, je rachète des poulains aux éleveurs et les éleveurs sont heureux et fiers. Cela fidélise les éleveurs mais la confiance est vraiment primordiale. »

Hearley VDL x Douglas VDL issu de la souche de Papillon Rouge VDL sont trois lettres très connues mais est-ce que ça a été embêtant pour vous de voir VDL Groep arriver dans le milieu ? Outre la structure familiale, le VDL stud, ce sont aussi des employés qui s'installent souvent en frise pour de nombreuses années à l'image du préparateur pour les jeunes étalons, du cavalier britanique James Billington ou encore de Jack Lubbers responsable des ventes vers de nombreux pays. W. VDL : « Non, pas du tout. Au contraire, j'ai même gagné des clients de gens qui pensaient aller chez VDL Groep mais nous n'avons pas du tout le même secteur d'activité puisque VDL Groep ne vend un cheval que si celui-ci ne correspond pas à leurs attentes alors que nous sommes marchands. » James Billington avec ses deux montures de tête : les étalons VDL Baltic (Quaprice) et Cartello Z, frère utérin de Cardento par Cartani, troisième des Sires of the World de Lanaken. Première partie Dernière partie