Wiepke van de Lageweg, l'homme pressé.

29 March 2016

VDL stud 2016
Wiepke van de Lageweg, 71 ans à toute vitesse.

Wiepke van de Lageweg va fêter ses 71 ans. Ce Hollandais a installé et fait prospérer le VDL Stud au nord de la Hollande en Frise. Après avoir repéré un certain Nimmerdor, VDL a grandi et n'a cessé de se développer avec un catalogue d'étalons de plus en plus imposant.

Il est revenu avec nous sur son parcours, véritable success story.

Ici, ce serait difficile de vous interroger sur vos premiers contacts dans les chevaux tellement l'histoire serait longue. Est-ce que c'était un rêve de se retrouver aujourd'hui à la tête d'une société aussi importante que le VDL Stud ?

Wiepke van de Lageweg : « En 1972, j'ai débuté avec un cheval. Après cela, j'ai voulu avoir chez moi le meilleur étalon et la meilleure jument. Trois ans plus tard, j'étais à Utrecht où j'ai obtenu la seconde place du championnat de Hollande. Mais à l'approbation des étalons, je me suis présenté avec un cheval qui n'était pas assez bon, j'étais fâché après moi-même. Je me suis donc assis dans les tribunes et j'ai regardé toute l'approbation. Finalement, j'ai vu Nimmerdor et je l'ai acheté. Il a débuté à saillir à 375 florins (ndlr : 170 € ). Chaque année, ça me coûtait de l'argent car au départ, il ne gagnait pas son avoine mais j'ai toujours voulu que le cheval évolue dans le sport. Nimmerdor s'est retrouvé sélectionné pour les Jeux Olympiques de Los Angeles mais j'ai eu peur car il faisait fort chaud et je n'avais pas toutes les connaissances que j'ai aujourd'hui. J'ai toujours voulu néanmoins que mes étalons évoluent dans le sport de haut niveau. Ensuite cela n'a cessé de grandir mais cela n'a jamais été un rêve de construire quelque chose d'aussi grand que ça ne l'est aujourd'hui … mais cela s'est un peu produit dans tout ce que j'ai fait. J'ai commencé par acheter et vendre des vaches et des veaux et j'ai fini comme le plus grand marchand de vaches et de veaux de la région. Je cherche toujours à avoir le meilleur dans le monde entier et au fur et à mesure, cela a grandi toujours un peu plus mais ce n'était pas un rêve. Lorsque Jus de Pomme a remporté les Jeux Olympiques d'Atlanta, malgré la mort du cheval trois semaines plus tard, nous avons vraiment utilisé cette victoire qui a pu nous ouvrir énormément de portes car une médaille d'or ouvre toutes les portes des éleveurs et des gens qui sont intéressés dans les chevaux. Lorsque vous dites que vous êtes le propriétaire de Jus de Pomme, vous êtes le bienvenu. Nous vendons des chevaux dans plus de 50 pays dans le monde malgré les différentes crises économiques. » Réussir à positiver malgré la disparition de Jus de Pomme à ce moment-là, c'est une nécessité ou un état d'esprit ? W. VDL : « C'est un état d'esprit ! En Hollande, on dit : « garder sa main aux guides de la charrue et regarder en face ! » Ce qui s'est passé, est passé. Toute la famille était évidemment très triste et pleurait mais ça ne sert à rien. Il fallait utiliser la clé que l'on avait. Il faut toujours trouver une solution positive en toute situation. Cela fait partie de mon caractère. » Le village de Bears acceuille plus de chevaux que d'habitants mais abrite aussi toute la famille van de Lageweg dans une seule rue autour du haras où l'on retrouve des membres de la famille à tous les niveaux, aussi bien dans les écuries que dans les bureaux ! Le fait de vendre dans autant de pays, d'avoir autant de chevaux, autant de choses à gérer … cela fait un peu peur ou on est fier de cela ? W. VDL : « Je n'ai pas peur de cela. Tout est désormais bien organisé. J'ai toujours regardé vers le futur. Nous avons été ici les premiers à congeler de la semence. Dès que j'ai quelque chose en tête, je le fais. Ce qui a eu lieu dans le passé, tout le monde peut le savoir mais dans le futur, on ne peut pas regarder. Dès qu'une idée passe, il faut la tenter. » Si les chevaux se répartissent sur plusieurs fermes accueillant soit les juments pleines, soit les jeunes entiers, soit les jeunes juments toujours en troupeau ... VDL stud possède également sa propre clinique que ce soit pour réaliser les bilans vétérinaires ou faire les opérations. La suite, c'est ici