À quoi ressemble le test d’effort des chevaux belges pour les Jeux de Tokyo ?

17 avril 2021Auteur : Lea Tchilinguirian

Le compte à rebours des Jeux Olympiques de Tokyo a été lancé cette semaine ! Dans moins de 100 jours, tous les yeux seront rivés vers le Japon où le plus bel événement sportif mondial s’y déroulera, du 23 juillet au 8 août. À cette occasion, les chevaux de l’équipe belge de saut d’obstacles présélectionnés pour Tokyo ont, cette semaine, été soumis à un test d’effort à la clinique équestre de Liège, un test d’ailleurs assez impressionnant !

« Le but est que les chevaux arrivent dans les meilleures conditions aux Jeux. Nous avons voulu faire un test avec les mêmes températures qu’à Tokyo qui est une ville humide et chaude », nous explique Frederik Bruyninx, vétérinaire de l’équipe belge.

Ici en vidéo l'examen vétérinaire du partenaire de Jérôme Guéry, Quel Homme de Hus (Quidam de Revel).

« À Liège, les chevaux ont trotté sur un tapis en pente pendant quinze minutes sous des températures de 28 à 30 degrés et un taux d’humidité de 85%. Le travail a été assez intensif puisque la pente était à 10%, ce qui a permis de contrôler le rythme cardiaque du cheval. Au repos, puis toutes les cinq minutes, et à la fin, nous l’arrêtions pour faire des prises de sang afin de contrôler l’acide lactate produit par les muscles et de visualiser le moment de saturation. » détaille le vétérinaire.

Les huit chevaux de l’équipe belge, à savoir Delux Van T&L (Niels Bruynseels), Claire Z (Pieter Devos), Quel Homme de Hus (Jérôme Guéry), H&M Extra (Olivier Philippaerts), Jeunesse (Yves Vanderhasselt), Nevados S (Grégory Wathelet) et Uno de la Roque (François Mathy Jr), se sont montrés « en forme. Cet examen physique était très satisfaisant, la fréquence cardiaque était sous contrôle. Le poids des chevaux a été pris et les poumons ont aussi été testés, comme la respiration. Les prochains tests seront plutôt sportifs lors des compétitions où ils doivent aussi prouver qu’ils sont prêts pour les Jeux olympiques », conclut ce dernier.

Crédit photo et vidéo : Jérôme Guéry

AuteurLea Tchilinguirian