Patrice Delaveau serein.

21 February 2014

2ème Longines Hong-Kong Masters
Patrice Delaveau L'homme de la première édition du Longines Hong-Kong Masters avec 4 victoires et une seconde place en 2013 pour autant d'épreuve concourue revient sur les terres de ses exploits. Cette année, il n'a emmené que Carinjo laissant ses deux montures de 2013, Lacrimoso et Ornella Mail aux écuries. Pour la première épreuve, il signe un joli sans-faute et une belle 7 ème place. Patrice Delaveau se sent décidément bien en Asie. Hong-Kong est un week-end un peu particulier pour vous après vos performances de l'an dernier ?

Patrice Delaveau : « Oui, c'est vrai que l'an dernier, j'ai réalisé quelque chose d'assez rare … mais je pense que ce n'est pas faisable deux fois de suite… et même dans les années à venir, je ne vois pas trop comment s'est réalisable. J'essaie de ne pas me mettre la pression par rapport à cela. De toute façon, je ne suis venu ici qu'avec un seul cheval comme ça, il n'y a pas de soucis. Ce n'était pas prévu mais malheureusement, Ornella Mail n'était pas très bien ces dernières semaines. Elle toussait, nous l'avons donc soignée mais son traitement ne lui permettait pas de venir ici puis pour venir ici, il faut faire des papiers un mois et demi à l'avance et j'avais sélectionné trois chevaux en vue de ce concours mais j'ai décidé de ne pas emmener Lacrimoso que je réserve plus pour la finale de la coupe du monde, je n'ai donc emmené que Carinjo dans l'idée de faire très bien le Grand Prix de demain et dimanche. »

Vous pensez également aux points de ranking que vous allez perdre ici ?

P.D. : « Je ne veux pas me focaliser sur cela. Je savais évidemment qu'en venant ici, j'allais en perdre beaucoup ce week-end mais je sais que j'en ai déjà gagné ces dernières semaines et de toute façon, vu l'année 2013 que j'ai connu, je sais que tous les week-ends, je sais que je risque de perdre beaucoup. A moi, maintenant de remplir d'un côté ce qui va se vider de l'autre. D'un autre côté, je n'avais pas couru la coupe du monde l'an dernier alors si je me débrouille pas trop mal, je pourrai prendre pas mal de points là-bas. Maintenant, il ne faut pas trop penser à cela car autrement, on ne fait que ça et ce n'est pas bon pour les chevaux. J'ai d'autres choses à penser cette année qu'à mes points du ranking ! »

Lorsque vous vous retrouvez ici avec un seul cheval, vous ne vous dites pas que tout compte fait votre piquet est un peu restreint ?

P.D. : « Je veux rester dans un piquet restreint. Je ne veux plus monter tous les week-ends et faire des concours dans tous les sens … même si je suis conscient qu'aujourd'hui, il faut que je retrouver des bons chevaux de 7-8 ans. Aujourd'hui, j'ai trois chevaux pour faire des Grand Prix tous les dimanches mais je n'ai pas assez de 7 et 8 ans. On a déjà regardé pas mal de chevaux mais nous n'avons pas encore eu la chance de tomber sur le petit truc qui nous faisait rêver puis nous avons eu un cheval qui nous est passé sous le nez, un autre qui ne passe pas la visite vétérinaire. C'est comme ça mais ça va venir. Il faut que j'étoffe mon piquet avec des chevaux à vieillir pour qu'ils soient prêt à prendre le relais de ceux-ci plus tard. »

Les propositions ne doivent pas manquer … c'est compliqué de choisir LE cheval ?

P.D. : « On n'a pas tant de propositions. On ne cherche pas que des chevaux à acheter, on cherche aussi des chevaux qui nous seraient confiés pour vendre car je dois aussi continuer mon activité de cavalier à côté de dresser des chevaux. Jump Five ne me bloque pas aujourd'hui de ce côté-là mais je n'ai pas vraiment eu beaucoup de propositions. Bien sûr, on reçoit beaucoup de videos car dès qu'un cheval est capable de sauter 1m40, les gens se disent qu'ils vont pouvoir nous le vendre le double du prix … mais des propositions très intéressantes, il n'y en a pas beaucoup. »

Pour en revenir sur ce concours d'Hong-Kong, que pensez-vous de cette seconde édition ?

P.D. : « Ce soir, il y a déjà beaucoup de monde. On sent qu'en un an à peine, le concours a déjà pris beaucoup d'importance ici et est déjà très connu. J'ai l'impression que ce concours a déjà 3-4 ans. Dès le premier jour, le public est déjà plus connaisseur et ils savent déjà quels cavaliers ont des chances de victoire. Ce vendredi, nous avions l'impression d'être dans un concours européen un samedi soir ou un dimanche début d'après-midi. Christophe Ameeuw et son équipe ont fait une sacrée promotion. On voit qu'ils ont déjà rajouté une tribune par rapport à l'an dernier et je suis vraiment agréablement surpris de voir cela. Je suis d'autant plus fier d'avoir réalisé une si belle première édition et maintenant, je vais me concentrer sur les Grand Prix de demain et dimanche. »