Marc Vanlangendonck et les volontés du Seigneur

23 October 2013

Deuxième partie de notre reportage avec Marc Vanlangendonck, de l'élevage du Seigneur.

Comment s'est passée votre rencontre avec Daniel Boudrenghien ?

« Simplement. Nous n'habitons pas loin l'un de l'autre. J'avais entendu parler de lui et lorsque j'étais adolescent, il faisait également les régionaux dans la région. Je l'ai donc contacté et c'est comme ça qu'il m'a fait visiter son élevage et qu'il m'a vendu plusieurs chevaux ainsi que 50% d'Ogano Sitte. »

Lorsque vous avez débuté l'élevage, votre but était à la fois de trouver de très bonnes juments et de bons étalons puisqu'en plus des souches que l'on vient de détailler, vous aviez également acheté la moitié d'Ogano Sitte et un tiers de Schilling ?

« Schilling, nous l'avions acheté à l'expertise du sBs. C'était un cheval qui m'avait impressionné à l'expertise, tout comme Yves Villain. Nous l'avions donc acheté à deux, mais trois jours après, Christophe Ameeuw nous avait demandé pour prendre une part et finalement, nous l'avions acquis à trois. Schilling (Kashmir van't Schuttershof & Jolie Darco de la Ferme) Ogano Sitte était un cheval qui m'avait aussi toujours impressionné. Je trouvais que c'était un extra-terrestre, déjà à l'expertise à trois ans où je trouvais qu'il y avait lui et les autres. Mais il n'était pas à vendre à ce moment-là, puis ça c'est fait comme ça. Après, j'étais encore assez naïf car je pensais qu'il suffisait d'avoir un cheval qui était un gros sauteur pour qu'il arrive dans les plus hautes sphères, alors qu'en fait, c'est beaucoup plus compliqué car il faut qu'il arrive dans l'écurie appropriée, que le cavalier soit sélectionné pour aller aux bons concours. Parfois, on peut passer à côté de la carrière d'un cheval pour ça, parce qu'on a pas fait les bons choix, pris les bonnes opportunités… »

Pour vous, c'est un regret, toujours aujourd'hui, la carrière d'Ogano ?

« Un regret … c'était une expérience en tout cas et ça m'a permis de vraiment comprendre comment fonctionnait le haut niveau. Je pensais qu'un cavalier allait au concours où il avait envie et pas que la fédération lui disait « Ah non, non, ce n'est pas toi qui va là mais un tel et un tel ! » On peut passer un an comme ça, voire une seconde année … ou alors on vous laisse aller dans un concours de seconde zone. Ogano Sitte (Darco & Ialta Sitte), co-propriété de la ferme du seigneur et de son éleveur, Daniel Boudrenghien.

 Pour Ogano, comme c'est un cheval que j'avais acheté quand même assez cher, à un moment donné, je me suis dit que j'aimerais quand même bien rentabiliser quelque peu mon investissement et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de le mettre à la reproduction. Aujourd'hui, il a quand même pas mal de bons produits qui sortent et qui sont déjà au haut niveau. Je ne regrette pas. »

La suite, c'est demain !