"Les chevaux trustant les podiums des plus beaux concours sont des chevaux français" Olivier Robert

10 December 2020

Les 12 et 13 décembre prochains, quinze jeunes chevaux d’avenir nés ou formés sur le sol français, âgés de deux à six ans et sélectionnés par les experts Virginie Coupérie-Eiffel et Nicolas Tayol, seront présentés lors de la vente Château Bacon ! Nous avons donc hier accompagné le cavalier français Olivier Robert, à Château Bacon en Nouvelle-Aquitaine, à l'occasion des essais de ces chevaux.

En tant que cavalier français de haut niveau, portez-vous une attention particulière au marché du cheval Selle Français ?

Je trouve que les français, dans le monde équestre, se sont européanisés et c'est tant mieux pour les chevaux ! Si on regarde derrière nous, sur une cinquantaine d’années, l’élevage français de chevaux de sport a été un très bon fournisseur d’équidés en Europe et a finalement été un acteur majeur dans ce melting-pot. Lorsque nous avons commencé à faire rentrer des souches et des chevaux étrangers en France, à l’instar des autres pays avec le Selle Français, nous avons essayé d’évoluer, ce qui a été une très bonne chose. Notons tout de même qu’actuellement, les chevaux trustant les podiums des plus beaux concours sont des chevaux français. De façon indiscutable et comme nous sommes chauvins, nous sommes fiers de ces chevaux français et il est important de le rester !

C'est en cela que la vente aux enchères en ligne Château Bacon vous intéresse ?

Les ventes aux enchères de chevaux de sport se multiplient et c'est une bonne chose pour nous cavaliers. Le fait que Virginie Couperie Eiffel souhaite, à travers sa vente, mettre à l'honneur le savoir-faire français dans l'élevage et la formation de chevaux français m'a évidemment attiré. Ce sont des chevaux très propres avec un bon passé, Virginie a d’ailleurs mis le doigt sur une traçabilité parfaite de chacun ! J’ai été en essayer quelques uns, on voit que ce sont des chevaux très bien sélectionnés avec de belles qualités. Ces chevaux iront sauter 1.40m, 1.50m voire 1.60m, on l'espère, en tout cas ce sont des chevaux qui ont un passif sain et c'est un critère très important pour le haut niveau.

Vous vous déplacez pour voir les chevaux bien que la vente soit en ligne. C'est un impératif selon vous ? 

Il n’y a rien de mieux que d’essayer un cheval et de ressentir les sensations dessus, avant de faire un achat. Je suis personnellement assez frileux lorsqu’il s’agit d’en acheter un donc je me rassure, confirme ou modifie mes avis sur les chevaux en les essayant directement. J’étais initialement emballé, avant de venir au Château Bacon pour une après-midi d'essais, par un certain cheval qui m'a plu. Mais lors des essais, j'ai découvert un autre cheval qui correspond parfaitement à mes attentes, je suis alors content d’y être allé ! Je vais peut-être pouvoir faire une très belle affaire alors que sans avoir été les essayer, je ne sais pas si j’aurai enchéri sur celui-ci. Il y a une sacrée différence lorsqu’on peut essayer un équidé afin de voir sa manière de se déplacer, son comportement et son rapport à la bouche...

Gigi de Verdoso, jument de quatre ans (Kannan x Laika de Bacon x Quercus du Maury) en essai avec Olivier Robert.


Peut-on alors dire que ces ventes en ligne permettent finalement de faire une pré-sélection de chevaux pour vous, cavaliers ? 

Exactement ! Il y a un bon nombre de fois où nous allons essayer des chevaux que nous détectons nous-même, puis lors de la visite vétérinaire, ça coince ! Ici, nous n’avons pas ce problème puisque ce sont des chevaux déjà triés avec des visites vétérinaires effectuées au préalable. De plus, nous n’avons plus besoin d’avoir des yeux partout chaque week-end. Aujourd’hui, les ventes en ligne se multiplient et nous simplifient la vie pour trouver des chevaux, et si en plus certaines ventes comme celle de Chateau Bacon mettent en lumière les chevaux français, c'est encore mieux !

S'inscrire à la vente !

Photo à la Une : Gigi de Verdoso, jument de quatre ans par Kannan. Crédit : Manon Lane