Gregory Wathelet irrattrapable !

04 December 2015

Longines Masters de Paris 2015 Paris, trois semaines plus tard. C'est sûr, l'actualité est encore récente et bien présente dans toutes les têtes mais qu'y a-t-il de plus beau que le sport et les émotions qu'il procure pour continuer de l'avant. Tous les cavaliers français évolueront ce week-end avec leur veste bleue de l'équipe de France en hommage aux victimes dans un parc des expositions de Paris-Villepinte plus chic que jamais car une chose est certaine, pour la première édition version Longines Masters de Paris, EEM a frappé très fort. Après une première épreuve de chauffe jeudi qui a débuté comme avait fini l'édition 2014 : avec une victoire de Martin Fuchs, les choses sérieuses débutaient ce vendredi avec le Miasuki Trophy qui aura vu pas moins de vingt couples qualifiés pour le barrage. Patrice Delaveau n'aura d'emblée pas manqué l'occasion de signer la première victoire française avec Lacrimoso (Landjunge) avec une seconde et demi d'avance sur le cavalier des écuries Stephex, Daniel Deusser sur Clintop (Clinton I).

Mais l'attraction de journée, c'est le Longines Speed Challenge avec ses 100.000 euros de dotation pour cette épreuve de vitesse ou les barres donnent droit à deux secondes de pénalisation !

Ils étaient cette année pas moins de 38 partants mais les meilleurs du ** à avoir reçu leur invitation pour l'épreuve auront eu bien du mal à se mettre au niveau. Les cavaliers vont très vite mais il y a souvent une faute par ci, par là et même quelques jolies dérobades tout à fait inhabituel à ce niveau dans une ambiance de folie. Ce parcours ne sera pas une partie de plaisir.

Il faudra attendre la jeune Britanique Jessica Mendoza avec le sBs Ramiro de Belle Vue (Mozart des Hayettes) pour voir un parcours sans faute très rapide : 61''32, c'est la tête du classement provisoire.

Parti prudemment, Pius Schwizer montre qu'il est possible d'être plus rapide avec son énorme Leonard de la Ferme CH (Landjuweel) mais doit se contenter de la seconde place à cause d'une faute.

Maikel van der Vleuten se contente lui d'un parcours propre en 64'02, qui le place derrière le Suisse.

Patrice Delaveau assurera une nouvelle fois le spectacle avec son inévitable Ornella Mail (Lando) qui ne pourra évité deux fautes en toute fin de parcours qui les repousseront quelques peu au classement. Steve Guerdat lui ne fera pas le spectacle. Le tracé est propre, le style du champion olympique est toujours aussi impeccable mais c'est quand même très rapide. Albfuehren's Happiness (Heartbeat) réalise un parcours sans faute en 61''88, seconde place provisoire. Grégory Wathelet aime cette épreuve mais jusqu'à présent son meilleur résultat reste sa seconde place avec Kronos d'Ouilly en 2012. Cette fois, c'est sur Egano van het Slogenhof (Electro) que le numéro un belge s'élance et il prendra tous les risques. Malheureusement, le hongre des écuries Stephex ne pourra éviter une faute sur le vertical placé en avant-dernière position qui sera tombé à de nombreuses reprises mais le temps est juste incroyable 58''18 et malgré les deux secondes de pénalités : 60''18, c'est la tête. La salle est chauffée, Bosty la fusée peut entrer ! Si Gregory Wathelet a opté pour un spécialiste de la vitesse, Bosty lui a opté pour son phénomène Pegase du Murier (Adelfos). Dès le premier obstacle, le public a choisi son chouchou et il leur rendra bien. Le parcours est somptueux et c'est très rapide même si Pegase saute tellement bien qu'il perd du temps lors de ses sauts mais lui aussi se fait piéger sur le vertical 12 et comme c'est un brin plus lent c'est la troisième place avec les deux secondes de pénalités mais l'homme signe un 5 ème podium en 6 ans car derrière, certains auront beau tout tenter, ça ne passera pas. Kevin Staut sera sans faute avec Ayade de Septon (Wandor vd Mispelaere) mais ce ne sera que la 4 ème place alors que Julien Epaillard réussira un parcours très rapide mais pénalisé de deux fautes avec Pigmalion du Rozel. « J'avais établi un plan avant le parcours et j'ai respecté ce que je m'étais fixé. Egano est un cheval très rapide, c'est vraiment un spécialiste de la vitesse et il est resté à l'écoute durant tout le parcours. Je me suis retrouvé un peu loin à la sortie du virage devant le vertical ce qui explique cette faute mais je ne pensais néanmoins pas rester devant avec ma faute vu la liste de tous les bons cavaliers qui devaient encore passer après moi mais tant mieux. Je pense que le concept de cette épreuve a déjà fait ses preuves. L'idée d'abaisser la pénalité à deux secondes laisse encore des chances de victoires comme je l'ai prouvé aujourd'hui. C'est un concept différent mais qui est agréable à monter car on ne retrouve cette ambiance nulle part ailleurs. » Partie en début d'épreuve, Jessica Mendoza aura une fois de plus montré toute l'étendue de son tallent, elle qui avait remporté le Grand Prix** bien avant d'exploser au plus haut niveau ici même. « Je ne peux être que content de mon parcours. Ramiro a très bien sauté mais j'ai pris la décision de le laisser un peu respirer et ça m'a couté la victoire, c'est comme ça. » Bosty lui pouvait se montrer satisfait de sa performance : « 5 podiums dont deux victoires en six ans, c'est une épreuve qui me réussit bien. C'est vrai que Pegase n'est pas un véritable cheval de vitesse, il perd trop de temps dans ses sauts au-dessus de l'obstacle mais je le remets en route et il débute sa saison indoor alors j'avais envie de le faire participer à ce genre d'épreuve. Il a fait beaucoup d'épreuves de vitesse par le passé, c'était donc une belle occasion. »