Deux top prices et de très belles ventes à Fences

07 October 2020

En ces temps difficiles, les associés Fences se sont donné beaucoup de mal avec de grandes incertitudes qui auront plané sur leurs ventes jusqu’aux derniers moments, mais à la fin, c’est surtout une magnifique récompense pour toute l’équipe organisatrice avec des soirées réussies, deux beaux top prices mais surtout un pourcentage impressionnant de 92 % de chevaux vendus.

On retiendra évidemment de ces ventes l’impressionnant Hades de Mars (Cornet Obolensky x Lamm de Fetan x Jarnac), arrière-petit-fils de la célèbre Qerly Chin, qui sera adjugé dès jeudi soir à 100 000 euros.

Le lendemain, c’est un foal qui va crever l’écran en étant adjugé à 94 000 euros. Il s’agit de la pouliche BWP Utrella Van de Helle, fille du performer Echo van Spieveld (Heartbreaker) et de l’internationale Diamanthina van’t Ruytershof (Diamant de Sémilly) qui aura connu une belle carrière sous les selles de Niels Bruynseels et Constant van Paesschen, mais qui est aussi la propre sœur d’un certain Emerald van’t Ruytershof et la mère de nombreux internationaux dont Le Blue Diamond vh Ruytershof qui s’affirme avec Olivier Philippaerts, mais également la grand-mère de Jilbert van’t Ruytershof et de la grande promesse Pegase van’t Ruytershof, rien de moins !

« Nous savions qu’il y aurait de l’intérêt. Nous avions été sollicités par pas mal de monde pour mettre en vente des filles de Diamanthina mais nous avons décidé de rester fidèles à Fences avec qui nous avons toujours travaillé. Depuis que le catalogue est sorti, j’ai reçu énormément d’appels, de mails concernant la pouliche mais nous n’avions pas imaginé un tel prix. Paul, mon mari, avait acquis Diamanthina lorsqu’elle avait 6 ans. À cette époque, on savait qu’il s’agissait d’une bonne souche mais Emerald n’avait que 5 ans et n’était pas du tout sous les feux de la rampe. Elle avait déjà beaucoup produit avant mais Paul avait décidé de l’acheter uniquement pour le sport et nous n’avons fait aucun transfert durant sa carrière. Aujourd’hui, nous voulons rester à une échelle raisonnable. Nous avons de la chance que Diamanthina nous donne plusieurs embryons par an mais nous ne voulons pas faire de l’ICSI qui rendrait la chose plus industrielle et qui ferait perdre l’exclusivité de la souche. Cela permet aussi à Diamanthina de profiter d’une belle retraite au pré, ce qui est important pour nous également. Nous gardons une grande partie de ses produits pour notre élevage mais nous avons encore accepté de mettre un embryon par Chacfly, dont une pouliche naîtra l’an prochain, à vendre lors des ventes Fences de novembre. Diamanthina nous avait déjà offert une belle carrière sportive et elle se révèle aujourd’hui comme une formidable poulinière ; nous avons eu doublement de la chance avec elle », réagira Edith De Reyth du Stoeterij van de Helle.

Un beau succès pour l’équipe qui a su trouver ses marques pour une première édition dans laquelle Arnaud Evain avait laissé son fauteuil de président à Benjamin Ghelfi... même en tant qu’associé, l’homme est resté très impliqué : « C’est une belle réussite et nos équipes ne l’ont pas volée ! Cette situation particulière a obligé tout le monde à se serrer les coudes et à prendre des risques tous ensemble. Cela nous a obligé à avoir une cohésion dans l’équipe entre les vieux et les jeunes. Nous avons été forcé de faire de nouvelles choses dont certaines seront pérennisées. Je pense que cette vente nous a amené deux récompenses : des gens heureux de retrouver de la convivialité autour d’une table tout en respectant strictement les règles - car personne n’avait envie d’être le fauteur de trouble - et ensuite le pourcentage très élevés de chevaux vendus avec un prix médian qui se maintient. Cette année, les vendeurs n’auront pas toujours défendu avec autant de verve leurs chevaux et je pense que ce n’est que positif. de nombreux acheteurs vont se rendre compte dans les prochains mois qu’ils ont fait de très bonnes affaires, ce n’est que positif », expliquera Arnaud Evain.

Photos: PSV / Jean Morel