Fini les tapis rouges pour Catwalk IV

15 November 2021Auteur : Eléonore Magnien

À l'aube de ses dix-neuf ans, après une belle et longue carrière qui l'aura souvent conduit aux remises des prix des plus grosses épreuves de la planète, Catwalk IV (Colman x Corleone) en a terminé avec le sport. C'est du moins ce qu'a annoncé son cavalier, Robert Whitaker, il y a quelques jours sur les réseaux sociaux : "Catwalk est un membre de la famille et il ne nous doit rien -il m'a tant appris ces dernières années- nous avons partagé des moments difficiles mais aussi des succès. Il était très important pour nous qu'il termine sa carrière à son meilleur niveau et qu'il puisse ensuite profiter de sa retraite."

Bien qu'il ait réalisé l'ensemble de sa carrière internationale sous les couleurs britanniques, Catwalk est né en Allemagne chez Lothar Völz. Il a fait ses gammes sur les épreuves jeunes chevaux avec Uwe Carstensen et s'est fait peu à peu remarquer pour ses qualités de sauteur, bien qu'il n'ait jamais été des plus faciles à monter. A la fin de ses années de formation, il a finalement tapé dans l'oeil de Thomas Fuchs et de Steve Guerdat. Ce dernier l'a essayé, puis acheté... Et ne l'a finalement jamais monté ! Comme il l'a raconté à nos confrères de World of Showjumping, le Suisse a été obligé de partir en tournée sans sa nouvelle monture, les délais pour terminer les papiers étant trop justes. Sur place, il a toutefois croisé Robert Whitaker et lui a parlé de ce bon cheval qu'il venait d’acquérir. Ni une, ni deux, Robert est parti le voir et n'est reparti sans lui. Le cheval n'aurait cependant pas du rester ad vitam aeternam dans les écuries du Britannique. Une fois arrivé à haut-niveau, Robert prévoyait de le revendre mais par hasard ou peut-être à cause d'un prix trop élevé, le couple ne s'est plus jamais séparé. Au total, il a remporté plus d'une vingtaine d'épreuves internationales, les plus belles ont sans doute été celles des Grands Prix 5* de Lausanne et de Helsinki en 2016 et 2019. Elles ont été accompagnées de nombreux classements en Coupes des nations, Coupes du monde, puissances... A dix-huit ans, le hongre va désormais profiter d'une retraite bien méritée dans les prés de son cavalier. Somme toute une belle histoire et une belle longévité à haut-niveau comme les Whitaker savent le faire ! 

Photo à la Une : Sportfot.com

AuteurEléonore Magnien