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Caroline Sablereau, une vie partagée entre le lait et les chevaux

18 septembre 2015Auteur : Julien Counet

Dernière partie de notre rencontre avec Caroline Sablereau.

La Laiterie de Montaigu est également partenaire avec le parc du Puy du Fou, qu'est-ce que cela apporte à la laiterie ?

« Cela n'a évidemment rien avoir avec la compétition de saut d'obstacles. Le Puy du Fou, c'est avant tout quelque chose de local avec une image fantastique au niveau mondial puisqu'ils ont eu deux fois le titre de meilleur parc du monde. C'est la grande famille vendéenne et le Puy du Fou nous permet de mettre nos produits en avant puisque le parc distribue nos produits et une fois encore, notre volonté était de pouvoir inviter des clients en leur faisant plaisir tout en leur permettant de découvrir toute notre gamme mais également de faire plaisir aux salariés qui ont tous un pass pour l'ensemble de leur famille à l'année au Puy du Fou ce qui est assez sympa. Il y a également des interactions Puy du Fou – Team puisque nous avons invité les organisateurs de concours au Puy du Fou et lorsque nous avons fait l'épreuve AMADE deux fois, c'était également en partenariat avec le Puy du Fou. Nous arrivons donc à trouver des ponts entre les deux.

Je pense que c'est sympa que ces ponts existent car au Puy du Fou, il y a 180 chevaux et cela reste des hommes de chevaux même si ce n'est pas du tout leur discipline et lorsque nous avons emmené Julien et Susana là-bas, ils étaient ravis en arrivant avec une âme d'enfant. C'est un plus de voir que les milieux que l'on soutient se plaisent. » Pour vous, c'est plus difficile aujourd'hui d'organiser votre saison d'attelage en essayant de suivre les concours de Julien ? C.S. : «C'est plus compliqué. Néanmoins, l'attelage, c'est vraiment une passion pour moi mais quand on a la chance d'avoir des chevaux de haut niveau comme cela, il passe quand même en priorité. Les chevaux à la maison, c'est vraiment le plaisir. Si on peut faire des concours tant mieux, on essaie de s'organiser pour, mais je prends les concours pour moi de manière très détachée même si j'ai la chance d'avoir une excellente ponette qui m'a déjà offert énormément de satisfaction. Mais je laisse le stress pour la team ! » 

Lorsque vous êtes partenaire, c'est un véritable travail d'aller sur les concours ?

« Oui. C'est très agréable évidemment, surtout quand on est passionné mais c'est un vrai travail où il faut pouvoir gérer tout ce qui est communication, les invitations aux clients, le réceptif des clients puisque pour nous, ce n'est pas question de les inviter puis de les laisser seul à table en leur disant « regardez, c'est en face que ça se passe ». On est très présent à table avec eux pour leur expliquer ce qui se passe. Julien et Susana passent également expliquer ce qu'est leur sport. Il y a également le relationnel avec l'organisateur, c'est intense. Quand on va sur les autres concours, il n'y a évidemment pas le stress de l'organisation et on y va vraiment pour profiter en tant que propriétaires. Ce n'est plus la casquette « partenaire/sponsor » mais bien celle de propriétaire, ce qui est très agréable aussi, de juste pouvoir profiter sans avoir la pression de l'organisation même si on essaye aussi de pouvoir profiter de ses chevaux coûte que coûte. C'est aussi du travail en dehors des concours puisque nous avons lancé une page sur facebook. Au début, on s'est dit que pourquoi pas mais au final, il faut être très présent car les gens sont en attente d'infos. Julien n'est pas présent sur facebook et nous a laissé carte blanche pour gérer son image. C'est une responsabilité autant vis-à-vis de Julien que de Susana. Il faut également gérer les relations avec les médias. Comprendre qui fait quoi dans le milieu d'autant qu'aujourd'hui il y a énormément de médias et il y a à prendre et à laisser selon ce que l'on cherche donc oui, c'est pas mal de boulot mais c'est intéressant. Il faut juste aujourd'hui que l'on apprenne à être un peu plus présents même si on a toujours ce côté historique de ne pas vouloir trop se mettre en avant et même si, par rapport à ce que l'on fait, on reçoit pas mal de sollicitations … il faut apprendre à gérer ces sollicitations ainsi que les retours que l'on a. Jusqu'à présent lorsqu'on voyait une erreur dans un magazine, on avait tendance à laisser couler en se disant qu'on parlait quand même de nous … mais maintenant, on se dit que selon l'erreur, il ne faut quand même pas laisser dire n'importe quoi. »

Avoir découvert l'envers du décor, cela a rajouté des étoiles dans les yeux ou cela en a enlevé quelques-unes ?

 « Cela dépend pourquoi … Non, je pense que cela en ait rajouté car il y a des difficultés ou des dessous dont nous n'avions pas conscience comme cela. Certes, cela enlève peut-être un peu de vernis quelque part mais cela en rajoute aussi sur certains exploits où l'on se dit que celui-là, il a vraiment mérité ! Pour le reste, sur la partie organisation, je pense que cela reste comme dans n'importe quel domaine où il faut bien savoir ce que l'on veut et savoir ce que les organisateurs peuvent nous apporter. Dans ce cas, il n'y a pas de raisons que cela se passe mal. » Que peut-on espérer pour le futur ? C.S. : «Que cela continue comme cela ! Que cela continue d'aller bien, que Julien continue de gagner de belles épreuves, que l'on continue à se faire plaisir sur les concours avec nos chevaux et ça, quel que soit la discipline, je pense que l'on passe par des périodes de creux puis ça remonte mais il n'y a rien de plus formidable que de voir un week-end Julien gagner quatre épreuves à La Corogne avant de finir 6ème du Grand Prix de Dinard. C'est évidemment rageant de voir ce point de temps dépassé mais il y a tellement de joie de voir que le cheval est sans-faute sur les barres à ce niveau-là que le point de temps est vite oublié, et finalement, le plaisir de voir son cheval à la remise des prix et son cavalier heureux, c'est déjà beaucoup. »

 

FIN.

AuteurJulien Counet