Frederic David prend un tournant dans sa carrière et quitte les Emirats

13 January 2021

Frederic David rejoindra prochainement sa Bretagne natale après avoir passé treize ans aux Emirats arabes unis, une décision murement réfléchie qui lui ouvre les portes d'un nouveau tournant dans sa carrière. Après avoir représenté la France avec brio à l'international, notamment en selle sur Equador Van't Roosakker (Nabab de Rêve), le cavalier français revient pour Studforlife sur ces années intenses et nous parle de ses futurs projets :

“Je suis très heureux d’avoir passé ces treize années aux Emirats, cela m’a permis de connaître d’autres horizons, d’autres personnalités. Grâce à cette collaboration, j’ai pu intégrer l'équipe de France et atteindre le plus haut niveau. Toute cette partie était très enrichissante et m’a permis de vivre de belles choses, de courir des concours internationaux qui m’ont beaucoup appris. Au bout de treize ans toutefois, le temps commence à se faire long et j’avais très envie de rentrer en Europe, et en France particulièrement.

J’ai fait ce choix principalement car j’ai davantage l’envie de m’orienter vers le coaching. J’aimerais entrainer des jeunes couples, autant ceux qui souhaitent atteindre le haut niveau que ceux qui souhaitent un accompagnement. C’est un sujet qui m'intéresse et il me tenait à cœur de réaliser cela en France plutôt qu’aux Emirats. J’ai envie de donner tout mon savoir à la France à présent. Même si, évidemment, j’ai encore l’opportunité de faire des stages aux Emirats et d'entrainer sur place, la décision de rentrer en France était en majorité pour pouvoir prendre ce nouveau tournant dans ma carrière.

Mais ce n’est pas tout ce qui m’amène à revenir en France, je souhaite aussi faire du commerce. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir un très bon carnet d’adresses, je connais plus ou moins tout le monde dans le milieu, donc j’aimerais grandement développer ce côté-là aussi.

Mon unique appréhension concernant mon retour sur le sol français est évidemment lié au Covid-19, car il y a peu de concours. Mais il faut croire à une sortie de crise et rester positif, car cela finira bien par repartir.

De mon côté, je vais continuer à monter à cheval, même si ce sera beaucoup moins qu’avant et avec d’autres objectifs, dans un but de collaboration pour valoriser des jeunes chevaux plutôt. Je me suis rendu compte avec l’âge et le temps, qu’on ne peut pas tout faire. Il faut prioriser les choses et ne pas trop en vouloir, chaque chose en son temps.

Aujourd’hui je veux être plus libre, plus disponible, pouvoir orienter des gens qui recherchent des chevaux, prendre le temps de former et d’enseigner. Je garde d'excellents contacts avec toutes les personnes avec lesquelles j’ai pu travailler pendant ces treize années, je serai même amené à revenir de temps en temps pour des concours et pour certains cavaliers dans cette partie du globe.”

Propos recueillis par Caroline Montaigne. Photo à la Une : sportfot.com