Bonjour,
Je m'appelle Julien Counet, comme vous l'avez constaté j'ai le virus des chevaux.
Jusqu'à l'âge de 3 ans et demi, il parait que j'en avais peur. Depuis, les choses ont bien changé. A 5 ans, j'ai demandé pour avoir un seul très gros cadeau plutôt qu' anniversaire, St Nicolas ...etc... je voulais un poney et je l'ai eu! Pompili , une magnifique petite ponette shetland toute grise, elle avait un an et demi! |
Un peu plus tard, vers l'age de 7 ans , j'ai réellement commencé à apprendre à monter. J'ai toujours (ou presque) eu la chance,pendant mon parcours équestre, de tomber sur des gens qui s'y connaissaient vraiment et qui ne m'ont pas fait perdre mon temps. J'ai commencé par du dressage à la Champenotte chez Pierre et Collette Boulanger. Je les remercie car ils m'ont appris énormément ...et il est toujours plus facile de progresser lorsqu'on a des bases solides. Ensuite, j'ai commencé comme beaucoup de cavaliers à vouloir changer d'air, à aller voir ailleurs ce qui s'y passait. Mais ce ne fut pas aussi fructueux qu'espéré.Car ayant pris des cours particuliers pendant 2-3 ans , je me suis retrouvé à 11 ans dans un groupe de cavaliers où le plus jeune après moi en avait 19 et là les ennuis ont commencé. Tout d'abord parce que la personne qui possédait le club n'acceptait pas qu'un élève qui venait d'ailleurs soit mieux formé que les siens, ensuite,à cause de la différence d'âge qui me séparait du groupe.
| Ce n'est pas parceque je fréquentais les manèges que j'ai arrêté d'expérimenter quelques petits trucs un peu insolite. |
J'ai donc fait mes valises et suis retourné dans la région de Crisnée! Je suis arrivé au Haras de Shanon, chez Yves Jeunehomme. J'ai repris le dressage (avec Laetita Baudoin) mais avec de jeunes poneys qui ne connaissaient pas grand chose. Mon niveau n'a peut être pas évolué énormément avec eux, mais c'était de très bons poneys et j'ai appris à préparer un cheval. Quelques mois plus tard, pour suivre un peu le mouvement, j'ai voulu commencer à sauter. On a d'abord eu la gentillesse de me "prêter" le seul poney qui avait un peu de métier, puis assez rapidement on m'a confié Ricky, poney qui prenait 3 ans à l'époque (j'en avais 13).Je ne pourrai jamais que remercier qu'Yves et Olivier Mercenier pour ça , car ce ponney m'a beaucoup appris. C'était un poney capable de tout! La première leçon que j'ai eue avec lui était un véritable calvaire! Je n'arrivais à rien lui demander, c'était l'horreur. Lui demander un simple cercle était impossible. Il se sauvait et fonçait droit dans le mur. Nous avons d'ailleurs percuté le mur tous les deux car il fonçait véritablement dedans. Je n'ai encore eu aucun cas similaire jusqu'à présent! Mais au fur et à mesure, le contact s'est nettement amélioré, heureusement d'ailleurs. D'un côté c'était chouette, c'était un poney de club mais j'étais le seul à le monter! Finalement nous sommes sortis ensemble en concours et nous avons quand même remporté 3 concours et une troisième place sur 6 sorties. Malheureusement, comme le poney tournait bien et que je ne possédais pas ma licence, quelqu'un d'autre l'a sorti, ça ne s'est pas trop bien passé et finalement il fut vendu. C'est alors qu'est survenu ce que j'ai appelé le cas "Oliver". Beau cheval , mais immense vers 1m75 au garot , une vraie baraque. Mais comme j'avais 14 ans que le cheval était au refus ( pour moi, il avait mal au dos!!) et que l'on m'obligeait à sauter avec lui, j'ai commencé à me poser beaucoup de questions. Surtout ,certaines personnes auraient utilisé toutes les méthodes possibles pour le faire sauter. Je ne suis pas un adepte de la violence que du contraire.
| A ce moment là, vu que l'anglais est une langue fort importante maintenant, mes parents avaient décidé de m'envoyer en Angleterre pendant mes vacances. Au départ, je devais arriver dans une écurie de polo, mais malheureusement ou heureusement , il y eu un prob de dernière minute et je suis arrivé chez un cavalier internantional anglais Barry Fox. Pour l'anglais ce fut très dur. Mais par contre point de vue équitation, j'ai vu des choses qui m'ont beaucoup plu. Quand je suis rentré, j'ai arrêté de sauter, et presqu'arrêté de monter. Mais ça je n'ai pas su. | |
Julien et Ricky lors d'un concours en 1994 à jenneffe. |
D'un autre côté ,vers l'âge de 10 ans, j'ai rencontré Clément Moreau. J'ai commencé à atteler avec lui. Puis ,quand on connait Clément, il ne faut pas longtemps avant de connaitre Toussaint Deflandre, mon "grand père spirituel" comme je dis toujours. Avec eux, j'ai appris d'autres choses , mais surtout ils m'ont permis de ne pas couper les ponts lorsque je doutais. Enfin,je dis douter mais c'était plus dégouté. Dégouté par les gens qui font partie de ce milieu.
Nous avions, depuis plusieurs années, récupéré un vieux cheval , celui-ci avait un passé assez lourd. Le problème qui en résultait était qu'il pouvait être vraiment méchant sans raison apparente et là, il devenait vraiment dangereux. Mais il fut aussi un professeur extraordinnaire pour moi. Mais les années continuaient à s'écouler pour lui alors que de mon côté, je commençais à sentir que je ne saurais me passer de chevaux, j'ai décidé de reprendre une jeune pouliche. J'en choisi qui était née pas très loin de chez moi, qui n'avait pas de papier et qui serait juste un bon petit cheval de promenade.
Chucha
For Life lors de la St Hubert au Mas de Nicolas |
Quelques semaines plus tard, lors du jumping de Liège 1998 , je cherchais un endroit où je pourrais aller pendant mes vacances pour pouvoir parler anglais. Et là, ce fut probablement une des rencontres les plus importantes que j'ai faite jusqu'ici. J'ai demandé à Bruce Goodin si ,par hasard,ce serait possible de touver "refuge" dans ses écuries pendant mes vacances. Il m'a donné son numéro de téléphonne . Là, sans le savoir, c'était comme si ma vie venait de changer! J'avais trouvé mon MAITRE, je dis même parfois en rigolant à moitié que j'ai trouvé DIEU! Je dois dire que cette rencontre tient plus du hasard qu'autre chose. La première fois que je suis allé là-bas, Bruce et moi ne nous sommes que croisés mais j'ai découvert quelqu'un qui avait ses méthodes de travail et qui était vraiment contre toute violence.
| Mon cheval de Rêves: Principal. J'ai adoré les quelques promenades que j'ai pu faire avec lui. |
Finalement, j'ai passé quasiment toutes mes vacances pendant plusieurs années à Geel chez European Sort Horses. Je remercie toutes les personnes que j'ai pu rencontrer là-bas. J'ai appris tellement de choses grâce à eux. Je sais que sans Bruce, je ne sauterais plus et je ne sais même pas si je serais toujours dans les chevaux. J'ai quand même pu constater que mes idées sur les chevaux n'étaient pas si folles que ça et qu'il y en avait d'autres comme moi.
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Depuis 2001, Bruce est maintenant en Suède, c'est un peu plus difficile mais ça me fait de très belles vacances!! Ici lors de mon premier séjour en 22 où j'ai retrouvé mon ami ,Ryuma Hirota. Je sais que j'ai vraiment beaucoup de chance de pouvoir cotoyer des gens comme eux. |
Grace à eux, je me suis d'abord remis en selle puis après beaucoup de déboires j'ai retrouvé mon niveau et j'ai pu enfin progresser. Puis j'ai pu recommencer à préparer de jeunes chevaux.
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Juju en Suède sur Moby. Ci dessus en compagnie de Bruce (sur Carano) Merci à Ryuma pour les photos... |
Fin 2002, ma route a croisé celle d'une petite jument, une certaine Win Luck de Gelivaux. Au départ, je ne devais que la débourer mais finalement, j'ai eu l'opportunité de la faire débuter en compétition avec plusieurs autres chevaux de l'élevage de Mathieu et François Spirlet. En me confiant cette jument, ces deux frères m'ont fait franchir un véritable cap et fixer un but dans ma vie: élever des chevaux de top niveaux ! Je ne les en remercierais jamais assez.
Ma star: Win Luck de Gelivaux (99, Darco x A Lucky One x Romeo) Cette jument a tout d'une grande, c'est un bonheur d'avoir pu la débourrer et l'entrainer pendant un an..... je n'aurais même jamais osé rêver monter un phénomène comme elle! Lors de tous nos concours nous avons été sans faute, elle restera sans doute encore longtemps le meilleur cheval que j'ai eu à monter! |
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| Venus de Gelivaux (98, Concorde vd Helle) : Une jument honnête et agréable à monter qui m'aura bien aidé à progresser! Elle m'aura permis de faire mes premiers pas parmis les spécialistes jeunes chevaux au LRV et de signer quelques doubles sans fautes dans les 5 ans! |
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En 2003, j'ai commencé à collaborer avec Francis et Gaby Morrier pour le débourrage et la préparation de leurs jeunes chevaux. Une nouvelle aventure commençait et je retrouvais des chevaux de haut niveau puisque le but de l'élevage du Beaumont est d'amener le plus grand nombre de ses chevaux au niveau international. Grâce à eux, j'apprendrai à quel point la gestion sportive d'un cheval est importante, autant dans le choix des étalons que dans la gestion de leur carrière. |
| Eole du Beaumont (Oisif II x Skippy II) au débourage. |
| C'est également l'année où , bien décidé à fonder un élevage, j'ai loué les service de Sandrina v't hof van Payz (Sandro x Romeo ). Je reste persuadé que sans une bonne souche, on arrive à rien et fasciné par Win Luck de Gelivaux (Darco x A Lucky One x Romeo), j'étais bien décidé à utiliser cette lignée. Après une longue hésitation entre Verelst Conan et Indoctro II, le dernier sera choisit. Malheureusement, après une saison de monte très difficile, nous l'achèverons persuadé que la jument n'est pas pleine ! | ![]() |
Domino de Moyon (Jalisco B x Narcos II) |
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Entre temps, une rencontre changea la donne. Il s'agit de Daniel Maillart et sa fille Pauline. Une famille passionnée qui en quelques années ont réussi à prouver qu'ils détenaient une souche solide et compétitive. Quelques mois plus tard, Daniel me permettra d'acquérir l'une de leur jument : Quassia d'Esquelmes (Quito de Baussy x Don Camillo xx). Je décide directement d'utiliser Cyrano de Bergerac, qui même s'il vient juste de se blesser, a montré entre 2002 et 2004 tout le potentiel qu'il détenait. Lorsque j'amène les paillettes de Cyrano chez Daniel Maillart, je ne sais pas encore que je vais rencontrer une nouvelle personne importante dans le développement de mon petit élevage : Luc Henry ! Le fondateur de l'élevage « Hero », que je regardais depuis plusieurs mois avec grand intérêt avec des croisements qui m'interpellent toujours, est là face à moi. A son contact, j'ai pu apprendre énormément grâce à sa phylosophie d' élevage. Quelques semaines se passent, jusqu'à un certain coup de téléphone. Le propriétaire de Sandrina v't Hof van Payz m'annonçait que finalement ….la jument était pleine ! Stud for Life débutait fort! Sandrina donnera quelques semaines plus tard une jolie pouliche : Enigma v't hof van Payz. Cette année, Clic Clac for Life voyait le jour lançait le véritable départ de notre élevage. |
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Enigma v't hof van Payz ( gauche) & Clic Clac for Life (droite) |
En 2002, est également né un petit site internet. Tout d'abord lancé par jeu, je me suis vite rendu compte qu'il pouvait intéresser du monde. J'ai donc essayé de l'améliorer ainsi que de le faire grandir. Fin 2004, ce petit site quitera son apellation de "haras des R" pour Stallions for Life avec la réservation de www.studforlife.com Quelques mois plus tard, je quiterai mon appareil photo pour un numérique de haut vol ... Je déciderai alors d'ajouter aux pages étalons différents reportages lors des évênements sur lesquels je me rendais. Au fur et à mesure de mois, notre site prend de l'importance. Gustave Rihal me rejoindra dans l'aventure et nous continuerons de faire évoluer ce site du mieux que nous pouvons. |
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Depuis quelques temps, j'ai l'honneur de collaborer avec le réputé magazine Paardekracht. Son créateur et rédacteur en chef, Rob Delafontaine, fait partie des rares personnes à dire les choses comme il le pense. Il fait partie des modèles que j'ai toujours eu, notre collaboration est une véritable reconnaissance du travail que j'ai fit jusqu'à présent. Début 2006, nous débuterons également l'aventure de Sports Equestres, nouveau mensuel du groupe "cheval magazine". |